Les buveurs de lumière

Auteur : Jenni Fagan
Lecture : Isabelle Gazonnois
Présentation : Céline Schwaller et Keith Dixon

Novembre 2020. La Terre est sur le point d'entrer dans une ère glaciaire, les bulletins météo annoncent des chutes de neige incessantes et des températures à – 50°C. Dans cette ambiance pré-apocalyptique, les résidents du parc de caravanes de Clachan Fells s'organisent tant bien que mal…

 

 

 



Le dernier frère

Lauréat Prix des Lecteurs
Auteur : Natacha Appanah
Lecture : Monique Burg
Présentation : Gérard Magnier (journaliste et éditeur)

Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance : les champs de canne, un père à la violence prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière avec ses frères, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l'installation de la famille près de la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic accoste à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. À cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l'ont marqué au fer rouge. Et par la honte d'être un homme.

 

 



Ne m'appelle pas capitaine

Auteur : Lyonel Trouillot
Lecture : Emilie Esquerré
Présentation : Geneviève Maupéou (bibliothécaire)

Une étudiante en journalisme issue de la grande bourgeoisie blanche de Port-au-Prince fait l'expérience de l'altérité en se penchant sur la mémoire d'un homme surnommé Capitaine, son quartier en désuétude jadis bastion des luttes politiques, ses fantômes et, ce faisant, trouve avec lui et d'autres "échoués" le chemin pour faire de la vie une cause commune. Avec «Ne m'appelle pas Capitaine», Lyonel Trouillot retrouve l'altitude unique et enivrante de «La Belle amour humaine», aussi littéraire qu'universelle.

 



Les petites chaises rouges
Auteur : Edna O’Brien
Traduction : Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat (Sabine Wespieser, 2016)
Présentation : Michael Taylor, écrivain et traducteur
Lecture : Monique Burg

La prose d’Edna O’Brien est éblouissante : comme dans la vie, passant de la romance à l’horreur, d’un lyrisme tremblé au réalisme le plus cru, de la beauté au sentiment d’effroi le plus profond, elle nous donne, avec ce roman de la culpabilité et de la déchéance d’une femme, son absolu chef-d’oeuvre.


Seul le grenadier
Auteur : Sinan Antoon / Traduction : Leïla Mansour
(Sindbad, 2017)
Présentation : Farouk Mardam-Bey (Editeur)
Lecture : Thierry Lefever, Cie Raoul et Rita

Poète, traducteur et romancier, Sinan Antoon figure au premier rang des écrivains irakiens actuels. Dans ce roman chaleureusement salué par la critique, Sinan Antoon ne se contente pas de restituer l’extrême violence que connaît l’Irak depuis  sa longue guerreavec l’Iran. Il explore en fait, et de façon magistrale, le thème de l’imbrication de la vie et de la mort en une entité unique. Le grenadier planté dans le jardinet, qui se nourrit de l’eau du lavage des morts, en est une saisissante métaphore.

MARS / Espagne
Dans le cadre du festival Cinespanol
Requiem pour un paysan espagnol suivi de Le Gué de Ramon José Sender

Ramon José Sender (1901-1982) est un journaliste et auteur engagé. Marqué par la guerre d’Espagne - sa femme et son frère sont des victimes du franquisme - il s’est exilé au Mexique puis aux Etats-Unis où il n’a plus cessé d’écrire. La plupart de ses romans transposent des épisodes
de la guerre civile, en décrivant l'étrangeté et la complexité des caractères humains. Ici, deux récits de la guerre civile espagnole.
Deux paraboles étincelantes sur la justice et la culpabilité.