2008 -  Plaque de cuivre percée puis fraisée manuellement selon le dessin agrandi d’une feuille de magnolia en voie de décomposition. 2008 - Plaque de cuivre percée puis fraisée manuellement selon le dessin agrandi d’une feuille de magnolia en voie de décomposition. © Feuille de cuivre © Léa Barbazanges

Léa Barbazanges

Tout commence par une collecte minutieuse de matières naturelles qui ont touché la sensibilité de l’artiste, par leur grâce, leur fragilité, leur finesse. Issus du monde animal ou végétal - aile de mouche, algue, aigrette de pissenlit ou fil de soie de l’araignée -, ces matériaux sensibles et frêles peuplent notre quotidien sans que nous y prêtions vraiment attention. Tout le travail de l’artiste consiste à nous donner à contempler ces infimes fragments de la nature en les mettant à notre échelle. Pour cela, elle procède par assemblage ou accumulation, cherchant la manière la plus juste de les montrer. Plus ils sont translucides, brillants, fragiles, de graphisme minutieux, plus ils lui apparaissent fascinants. Collectés puis conservés, les matériaux sont étudiés afin d’en tester toutes les propriétés, en particulier leur résistance. « Afin de mieux appréhender la plasticité de la matière, je m’intéresse aux sciences. La compréhension des propriétés des matériaux et leur capacité métamorphique me passionnent autant qu’elles représentent un défi technique, que je tente de relever avec justesse, en quête d’élégance ».
Ce travail fin et délicat se décline à travers des dessins ou des installations nommées « assemblages organiques ». Garder les traces du vivant, insuffler une seconde existence à ces éléments ténus voués à l’indifférence, les mettre à portée de regard par l’entremise d’un geste minutieux et répétitif, tel est le projet de l’artiste pour qui chaque oeuvre devient une « tentative de faire durer l’éphémère ».
Ce faisant, Léa Barbazanges nous invite à partager son regard poétique sur le monde vivant, nous offre un temps de contemplation et de réflexion intérieure qui nous renvoie inéluctablement à notre propre vulnérabilité et finitude.

Léa Barbazanges vit à Strasbourg. Diplomée en 2009 de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle a été récompensée par de nombreux prix comme celui du programme “Art et Science” délivré par la Diagonale à Paris-Saclay en 2018. Récemment, elle a obtenu une aide à la création de la Région Grand-Est et reçu une commande au titre du 1% artistique de la part de la Communauté de communes du Pays Rhénan.

Dimanche 23 février à 16h
Château de Monbazillac
Présentation de l’artiste et de sa démarche au public
Restitution/exposition des projets et oeuvres créés en résidence : de septembre à novembre 2020

Rens. 05 53 06 40 04 (Agence culturelle départementale Dordogne-Périgord)
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Association Les Rives de l’Art)


Partenaires : DRAC Nouvelle-Aquitaine, Région Nouvelle-Aquitaine, Département de la Dordogne, Association Les Rives de l’Art, Cave de Monbazillac, Agence culturelle départementale Dordogne-Périgord.

FLASH INFO

Au temps des hérétiques
Nouvelle conférence proposée par Jean-François Gareyte, médiateur à l'Agence culturelle départementale.

5ème Rencontre interprofessionnelle Culture et Justice
les 21 avril à Mauzac et 6 mai à monbazillac et Bergerac : Deux temps de rencontres entre personnels pénitentiaires et acteurs culturels du département afin de découvrir le contexte professionnel et d'interroger la culture en milieu pénitentiaire. Date limite d'inscription : le 16 mars 2020.