Charles Fréger est un photographe à la réputation internationale. En exclusivité en Nouvelle-Aquitaine, l'Espace culturel François Mitterrand accueillera son dernier travail, Cimarron, troisième volet d’une série photographique entamée en 2014 et consacrée aux mascarades.
Après Wilder Mann (depuis 2010), dédié au continent européen, et Yokainoshima (2013-2015), localisé sur l’archipel nippon, Cimarron (2014-2018) s’ancre dans les territoires des Amériques.
Dans un espace géographique s’étendant du sud des États-Unis au Brésil et comprenant quatorze pays, Charles Fréger dresse cette fois un inventaire, non exhaustif, des mascarades pratiquées principalement par les descendants d’esclaves africains, célébrant la mémoire de leurs pairs et leurs cultures singulières.

Alors que la course du temps semble s’accélérer de jour en jour, Fred Penelle et Yannick Jacquet proposent une pause, une suspension, une respiration.
Sur le mur s’étend une mécanique étrange peuplée de chimères obscures et inconnues mais pourtant familières.
Expérience en laboratoire ou plan d’un réseau à construire ?
L’ensemble, minutieusement monté comme une horloge fine, trace des connexions, des chemins, de vrais-faux itinéraires en boucle invitant à l’escapade, à la rêverie.
La narration est déconstruite comme le scénario d’un film aux mille histoires. Tout est fait pour provoquer l’égarement, le retour en arrière, la fuite en avant. Le temps est broyé, décomposé, perdu et pourtant tout y fait référence.
Mécaniques discursives est comme une parenthèse entre deux époques, celle de Gutenberg et celle des Big Data. En confrontant la plus ancienne méthode de reproduction d’image (la gravure sur bois) aux technologies les plus contemporaines de création numérique, l’installation traverse les siècles et contracte le temps.

Site départemental dédié à l’art contemporain, le Château de Biron rassemble dans l’exposition Un monde, un seul, pour demeure, les oeuvres de plus de 60 artistes d’aujourd’hui, issues de la riche collection des FRAC (Fonds Régionaux d’Art Contemporain) de Nouvelle-Aquitaine.
Cette collection reflète la manière dont les artistes perçoivent nos sociétés et nos contemporains.
En résonance avec la visite de l’exposition, une rencontre patrimoniale autour de l’histoire du Château sera proposée aux participants.

Soirée proposée dans le cadre du programme Bivouac

A la fois office de tourisme et lieu dédié à la photographie La Gare : Robert Doisneau à Carlux accueille des expositions temporaires. Sous le titre Rock is dead, Carole Epinette présente le travail qu'elle mène depuis 1994 en photographiant des stars du rock, sur scène ou en coulisse, tels que David Bowie, Iggy Pop, Marilyn Manson ou encore Alain Bashung. Le temps d'une soirée, contrepied au titre de l'exposition, Rock is (not) dead propose de venir danser sur une sélection de 45 tours des années 60 à nos jours, d'Elvis Presley aux Kinks, des Rolling Stones aux Stray Cats, de Sonic Youth à Artic Monkeys sans oublier les Français, des Chaussettes Noires aux Rita Mitsouko, de La Mano Negra à Frustation. Car, oui, le rock est bien vivant !

L’Agence culturelle départementale propose une sortie en bus pour une visite itinérante et commentée de trois expositions :

- Au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire (PIP), aux Eyzies, l’exposition présente les travaux de quatre jeunes artistes accueillis en résidence au PIP, John Mirabel, Xavier Michel, Ji-Min Park et Fang Dong. Les créations entrent en résonance avec l’art des origines, la recherche scientifique, le paysage et l’histoire de la Vallée de la Vézère.

- A la Galerie Le Domaine Perdu, à Meyrals, Olivier Marty a réalisé une série de dessins autour des vallées de la Dordogne et de la Vézère. Vidéaste, peintre et dessinateur, il présente ici des dessins, des grandes toiles et des photographies : des oeuvres tournées vers le paysage, nées lors de ses séjours successifs en résidence sur le site.

- A la Gare : Robert Doisneau, à Carlux, pour découvrir l’exposition permanente du fonds photographique Robert Doisneau, et l’exposition temporaire de photographies de Carole Epinette (consacrée aux stars du rock).

Gilles Rochier vit et travaille en banlieue parisienne depuis toujours. Autodidacte, il commence à dessiner très tôt, mais n’arrive à la bande dessinée qu’assez tard, après "être passé" par des petits boulots (imprimeur, animateur de centres de loisirs, vendeur sur les marchés,…). Dans les années 1990, il découvre le monde du fanzine et de l’auto édition à traversl’oeuvre foisonnante de Laurent Lolmède.
En 1996, il crée le fanzine Envrac, qu’il réalise seul, où il raconte ses histoires avec ses potes (22 numéros parus). Il va ensuite publier des livres, notamment chez des éditeurs indépendants tels que Groinge, Warum et surtout Six Pieds sous Terre où il édite successivement Temps
mort (2008), TMLP, ta mère la pute (2011) qui obtient le prix Révélation au festival de la bande dessinée d’Angoulême en 2012 et La petite couronne (2017). Ces trois ouvrages racontent la banlieue. Loin des clichés, elle est pour Gilles Rochier un terrain de jeu, de création, un territoire. Il y observe l’humanité et notre société avec ses misères, ses difficultés mais aussi ses joies et ses petits bonheurs.
Son travail sur les grands ensembles et les paysages s’accompagne d’une réflexion sur le temps qui passe.
Son trait fragile, son dessin bancal racontent comment les lieux façonnent les vies, de l’enfance à l’âge adulte, son histoire...
Récemment, Gilles Rochier a collaboré avec d’autres auteurs dont Fabcaro et Nicolas Moog.
Par ailleurs, Gilles Rochier est engagé auprès de publics dits « empêchés » : il mène des actions de sensibilisation dans des hôpitaux, des prisons et des actions pédagogiques dans des écoles. Il est soucieux de transmettre son expérience et tente de partager sa passion d’auteur et de raconteur d’histoires.
En 2018, le festival d’Angoulême lui consacre une exposition rétrospective qui permet à un plus large public de découvrir l’étendue de son oeuvre.
C’est à partir de cette rétrospective que les Requins Marteaux construisent l’exposition présentée à Périgueux.

En complément de l’exposition dédiée à Gilles Rochier, l’Agence culturelle  départementale Dordogne-Périgord a souhaité élargir la focale et présenter quelques autres auteurs de bande dessinée qui, comme lui, travaillent dans le champ de la « bande dessinée du réel ».
En partenariat avec La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, une exposition collective regroupe une sélection des travaux récents d’Edmond Baudoin, Etienne Davodeau, Emmanuel Guibert et Troub’s.
Adeptes du dessin sur le vif, fascinés par la description de la réalité qui les entourent, ces quatre-là témoignent chacun à leur manière de leur époque, avec une curiosité et une acuité remarquables.  Ils ont en commun l’empathie, l’humour, le goût des rencontres, du dessin sur le vif (même s’il est souvent repris pour inclure une continuité narrative). A la différence des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, ils revendiquent leur implication et leur regard subjectif sur le monde.

En 2019, le programme des "Résidences de l’Art en Dordogne" inaugure un nouveau partenariat avec l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Bordeaux (EBABX) qui abrite, depuis 2017, le Pavillon.
Laboratoire dédié à la création internationale, créé et dirigé par Ange Leccia, le Pavillon accueille tous les ans, pendant 9 mois, en séjours de résidence en France et à l'étranger, de jeunes artistes émergents et les accompagne dans la structuration de leur projet professionnel.
Cette année, dans la perspective d’un croisement Art et Sciences, les trois artistes retenus en 2019 ont séjourné quelques semaines au Pôle d'interprétation de la Préhistoire.
Accueillis en deux temps aux Eyzies-de-Tayac, en avril et en juin, les artistes Xavier Michel, John Mirabel et Ji-Min Park ont porté leur regard singulier sur le territoire de la Vallée Vézère, son histoire, son paysage...Une étudiante de l'EBABX, Fang Dong les a rejoints dans le cadre de son travail de fin d'études.

Les créations nées en Dordogne seront présentés aux Eyzies, à Bordeaux, à la Galerie des Tables, au sein de la MECA et dans le cadre de FACTS (Festival Arts Créativité Technologies Sciences).

Cette collaboration s’inscrit dans le contexte de la signature du Contrat de filière arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine 2018-2020, qui vise à créer une véritable dynamique de filière, à stimuler et favoriser les relations et coopérations des acteurs des arts visuels de la région Nouvelle-Aquitaine.


VAHI AHOAHO "L'endroit où rien n'est à portée"

Depuis 2011, Aurélien Mauplot développe un travail autour d’un cycle d’explorations du monde à distance basé sur des recherches plastiques et philosophiques.
Sous la forme d’une quête imaginaire, l’artiste devient le conteur d’un récit de voyage placé au centre des performances et des installations qu’il réalise. Quatre chapitres composent ce projet singulier et au long cours, construit à partir de données géographiques, scientifiques et littéraires. Entre une réappropriation du territoire terrestre et la déconstruction du planisphère (Géographies instables), l’usage d’une autre solution de calcul altimétrique et l’inversion des points de vue cardinaux (Le renversement du monde), et une immersion exploratoire
des abysses (Subisland), ce cycle repose sur des récits d’histoires et d’aventures.
Le quatrième chapitre (Moana Fa’a’aro) est consacré à l’exploration d’un monde passé et actuel, fantasmé et concret en déplacement constant à travers l’histoireet la géographie.
L’artiste s’appuie sur différents médiums – peinture, sculpture, photographie, vidéo, cartographie, performance - pour faire vivre cette histoire et porter le public à la confusion, oscillant entre une réalité extraordinaire, voire magique, et un récit fondé sur des propositions à la fois géologiques et anthropologiques.
L’histoire de notre monde se mêle à la fiction pour ouvrir sur des possibilités infinies.

Aurélien Mauplot est l’un des artistes qui fait l’objet d’un soutien du fonds documentaire de la Région Nouvelle-Aquitaine, Documents d’Artistes.
L'artiste est à l'honneur en page de couverture et un tiré à part est offert dans le magazine Culture(s) N°11 (sept 2019 à janv 2020).

Cette résidence en trois temps a permis à l’artiste Olivier Marty de mettre en jeu sa pratique de peintre et dessinateur, en grande partie motivée par les questions de paysage, dans un territoire périgourdin qu’il ne connait que par fragments très imprécis. Afin de faire rebond à d’autres projets artistiques, il organise ses parcours selon un fil conducteur simple : suivre, de près ou de loin, les rivières Dordogne et Vézère.
Les productions se répartissent en plusieurs familles : des notes graphiques instantanées, des dessins patients et détaillés, des toiles juste ébauchées (pour amorcer les grands formats qui viendront ensuite à l’atelier), des captations vidéo, des photographies. Parcelles agricoles, reliques industrielles, hameaux anciens et lotissements récents, inflexions du relief, lisières, ombres, falaises, labours... ces observations très concrètes, et prises dans l’énergie des parcours, sont traduites dans des domaines expressifs qui jouent consciemment avec les frontières de l’abstraction.

QUELQUES REPÈRES
Peintre et vidéaste, né en 1961 à Paris. Il est représenté par les galeries Jacques Lévy (Paris) et Le Domaine Perdu (Meyrals / 24). Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, il y est responsable des Enseignements artistiques.

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FLASH INFO

Un mardi, une œuvre

Chaque mardi à 16h45 à l'Espace culturel François Mitterrand, en lien avec le programme d’exposition, des ateliers arts visuels de 45 minutes sont proposés aux enfants à partir de 5 an

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