Exposition à partir de 5 ans

Invité en résidence au 932, lieu de résidence au coeur de la cité Jacqueline-Auriol à Chamiers, Placid (Jean-François Duval) vagabonde dans le quartier pour immortaliser des lieux emblématiques : gymnase ASPTT, hangars SNCF, Emmaüs. Réalisés à la gouache et au fusain, les personnages avec leurs contours ronds et leurs dégaines savoureuses sont rehaussés de touches de pastels colorés mettant en valeur un détail physique ou un accessoire. Son trait singulier s’expose à travers 20 gouaches et 10 fusains et offre un regard tendre et humoristique sur le quartier Jacqueline-Auriol et ses habitants.
Les écoutes dessinées sont, en simultané, une écoute du quotidien proposée par Jean- Léon Pallandre et Marc Pichelin dont s’inspirera Placid pour en faire une interprétation plastique.

Les artistes
Placid est peintre, illustrateur dans Le Journal de Placid et Muzo, Hara-Kiri, Charlie Hebdo et édité aux éditions Les Requins Marteaux. Jean-Léon Pallandre et Marc Pichelin sont musiciens fondateurs de la Cie Ouïe/Dire.

Tout commence par une collecte minutieuse de matières naturelles qui ont touché la sensibilité de l’artiste, par leur grâce, leur fragilité, leur finesse. Issus du monde animal ou végétal - aile de mouche, algue, aigrette de pissenlit ou fil de soie de l’araignée -, ces matériaux sensibles et frêles peuplent notre quotidien sans que nous y prêtions vraiment attention. Tout le travail de l’artiste consiste à nous donner à contempler ces infimes fragments de la nature en les mettant à notre échelle. Pour cela, elle procède par assemblage ou accumulation, cherchant la manière la plus juste de les montrer. Plus ils sont translucides, brillants, fragiles, de graphisme minutieux, plus ils lui apparaissent fascinants. Collectés puis conservés, les matériaux sont étudiés afin d’en tester toutes les propriétés, en particulier leur résistance. « Afin de mieux appréhender la plasticité de la matière, je m’intéresse aux sciences. La compréhension des propriétés des matériaux et leur capacité métamorphique me passionnent autant qu’elles représentent un défi technique, que je tente de relever avec justesse, en quête d’élégance ».
Ce travail fin et délicat se décline à travers des dessins ou des installations nommées « assemblages organiques ». Garder les traces du vivant, insuffler une seconde existence à ces éléments ténus voués à l’indifférence, les mettre à portée de regard par l’entremise d’un geste minutieux et répétitif, tel est le projet de l’artiste pour qui chaque oeuvre devient une « tentative de faire durer l’éphémère ».
Ce faisant, Léa Barbazanges nous invite à partager son regard poétique sur le monde vivant, nous offre un temps de contemplation et de réflexion intérieure qui nous renvoie inéluctablement à notre propre vulnérabilité et finitude.

Léa Barbazanges vit à Strasbourg. Diplomée en 2009 de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle a été récompensée par de nombreux prix comme celui du programme “Art et Science” délivré par la Diagonale à Paris-Saclay en 2018. Récemment, elle a obtenu une aide à la création de la Région Grand-Est et reçu une commande au titre du 1% artistique de la part de la Communauté de communes du Pays Rhénan.

Au début des années 2000, à l’occasion d’une mission confiée par l’agence Wostok Press, Yannick Cormier découvre l’Inde, et sa vie en est changée pour toujours. Il s’y installe, fonde l’agence Trikaya Photos, conçoit le commissariat d’expositions, et réalise de nombreuses séries photographiques.
Avec une proximité et une empathie qui imprègnent son travail, Yannick Cormier porte régulièrement son regard et son objectif sur les communautés et traditions en voie d’extinction dans l’Inde moderne. Son oeuvre associe la rigueur, de la méthode et de la documentation, à une esthétique que l’on pourrait qualifier d’haptique ; une texture qui caractérise ses images et que l’on doit sans doute à la finesse de l’artiste et à sa proximité avec ses sujets. Contraint de quitter l’Inde en 2018, il poursuit aujourd’hui ses recherches sur les rites contemporains, en France et en Europe.
Il présente à Carlux Dravidian Catharsis, une série réalisée dans le Tamil Nadu, au sud de l’Inde, où les traditions ancestrales continuent d’être célébrées au rythme de transes, de cérémonies et de sacrifices.
A Carsac-Aillac, Espiritus de invierno témoigne des rites carnavalesques pratiqués dans la péninsule ibérique, avec leurs masques faits de peaux d’animaux, d’os et de végétaux…

Fanny Maugey a suivi une formation en pâtisserie- chocolaterie et un cursus à l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon dont elle est diplômée. Cette double formation l’amène à créer principalement des volumes et des installations, l'écriture et le dessin étant pour elle des modes d'expression plus souterrains.
Son travail se situe à la lisière entre l'art, l'artisanat et le design. Sous la marque OMA, elle signe des formes artisanales et des séries limitées en lien avec la cuisine et les arts de la table : couverts comestibles, tabliers de cuisine, décorations en sucre, tablettes de chocolat,...
Sous une apparence trompeuse,  sa glacelimace, son parquet et sa tuyauterie sont bel et bien comestibles ! Tous les sens en éveil, le spectateur contemple, respire puis touche avant de goûter ce qui est exposé.
L’artiste propose surtout des prétextes à la rencontre, la convivialité et ouvre le champ à des réflexions esthétiques, voire politiques.
A Vauclaire, les échanges de Fanny Maugey avec les résidents, leur famille et le personnel de l’hôpital, plus particulièrement le jardinier et le cuisinier  alimenteront  les recherches de l'artiste dans le sens du fil conducteur proposé : « Du jardin à la cuisine ».
Les infusions florales, les fleurs comestibles, la fermentation, la macération, la collecte et les échanges de graines seront autant de voies d’exploration !


Fanny Maugey vit à Chalon-sur-Saône. Elle participe à de nombreuses expositions dans des lieux dédiés à l’art contemporain, comme récemment au FRAC Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux),
à La Cuisine (Nègrepelisse), au 19 CRAC (Montbéliard) ou à La Panacée MO.CO (Montpellier) lors de l’exposition Cookbook 19, et au festival « Châlon dans la rue » cuisinant avec Tania Buisse un banquet pour 800 personnes. Elle collabore régulièrement avec la compagnie de théâtre Komplex Kapharnaüm (Lyon) autour de sa Station Cuisine.

Exposition à partir de 6 ans

Charles Fréger, photographe à la réputation internationale présente CIMARRON, troisième volet d’une série photographique entamée en 2014 et consacrée aux mascarades. Après Wilder Mann dédié au continent européen, et Yokainoshima localisé sur l’archipel nippon, Cimarron s’ancre dans les territoires des Amériques. Dans un espace géographique s’étendant du sud des États-Unis au Brésil, Charles Fréger dresse un inventaire, non exhaustif, des mascarades pratiquées principalement par les descendants d’esclaves africains, célébrant la mémoire de leurs pairs et leurs cultures singulières.

L'artiste : photographe français, Charges Fréger a présenté son travail en Chine, aux Etats-Unis au Canada et en Europe

Site départemental dédié à l’art contemporain, le Château de Biron rassemble dans l’exposition Un monde, un seul, pour demeure, les oeuvres de plus de 60 artistes d’aujourd’hui, issues de la riche collection des FRAC (Fonds Régionaux d’Art Contemporain) de Nouvelle-Aquitaine.
Cette collection reflète la manière dont les artistes perçoivent nos sociétés et nos contemporains.
En résonance avec la visite de l’exposition, une rencontre patrimoniale autour de l’histoire du Château sera proposée aux participants.

Soirée proposée dans le cadre du programme Bivouac

A la fois office de tourisme et lieu dédié à la photographie La Gare : Robert Doisneau à Carlux accueille des expositions temporaires. Sous le titre Rock is dead, Carole Epinette présente le travail qu'elle mène depuis 1994 en photographiant des stars du rock, sur scène ou en coulisse, tels que David Bowie, Iggy Pop, Marilyn Manson ou encore Alain Bashung. Le temps d'une soirée, contrepied au titre de l'exposition, Rock is (not) dead propose de venir danser sur une sélection de 45 tours des années 60 à nos jours, d'Elvis Presley aux Kinks, des Rolling Stones aux Stray Cats, de Sonic Youth à Artic Monkeys sans oublier les Français, des Chaussettes Noires aux Rita Mitsouko, de La Mano Negra à Frustation. Car, oui, le rock est bien vivant !

L’Agence culturelle départementale propose une sortie en bus pour une visite itinérante et commentée de trois expositions :

- Au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire (PIP), aux Eyzies, l’exposition présente les travaux de quatre jeunes artistes accueillis en résidence au PIP, John Mirabel, Xavier Michel, Ji-Min Park et Fang Dong. Les créations entrent en résonance avec l’art des origines, la recherche scientifique, le paysage et l’histoire de la Vallée de la Vézère.

- A la Galerie Le Domaine Perdu, à Meyrals, Olivier Marty a réalisé une série de dessins autour des vallées de la Dordogne et de la Vézère. Vidéaste, peintre et dessinateur, il présente ici des dessins, des grandes toiles et des photographies : des oeuvres tournées vers le paysage, nées lors de ses séjours successifs en résidence sur le site.

- A la Gare : Robert Doisneau, à Carlux, pour découvrir l’exposition permanente du fonds photographique Robert Doisneau, et l’exposition temporaire de photographies de Carole Epinette (consacrée aux stars du rock).

Gilles Rochier vit et travaille en banlieue parisienne depuis toujours. Autodidacte, il commence à dessiner très tôt, mais n’arrive à la bande dessinée qu’assez tard, après "être passé" par des petits boulots (imprimeur, animateur de centres de loisirs, vendeur sur les marchés,…). Dans les années 1990, il découvre le monde du fanzine et de l’auto édition à traversl’oeuvre foisonnante de Laurent Lolmède.
En 1996, il crée le fanzine Envrac, qu’il réalise seul, où il raconte ses histoires avec ses potes (22 numéros parus). Il va ensuite publier des livres, notamment chez des éditeurs indépendants tels que Groinge, Warum et surtout Six Pieds sous Terre où il édite successivement Temps
mort (2008), TMLP, ta mère la pute (2011) qui obtient le prix Révélation au festival de la bande dessinée d’Angoulême en 2012 et La petite couronne (2017). Ces trois ouvrages racontent la banlieue. Loin des clichés, elle est pour Gilles Rochier un terrain de jeu, de création, un territoire. Il y observe l’humanité et notre société avec ses misères, ses difficultés mais aussi ses joies et ses petits bonheurs.
Son travail sur les grands ensembles et les paysages s’accompagne d’une réflexion sur le temps qui passe.
Son trait fragile, son dessin bancal racontent comment les lieux façonnent les vies, de l’enfance à l’âge adulte, son histoire...
Récemment, Gilles Rochier a collaboré avec d’autres auteurs dont Fabcaro et Nicolas Moog.
Par ailleurs, Gilles Rochier est engagé auprès de publics dits « empêchés » : il mène des actions de sensibilisation dans des hôpitaux, des prisons et des actions pédagogiques dans des écoles. Il est soucieux de transmettre son expérience et tente de partager sa passion d’auteur et de raconteur d’histoires.
En 2018, le festival d’Angoulême lui consacre une exposition rétrospective qui permet à un plus large public de découvrir l’étendue de son oeuvre.
C’est à partir de cette rétrospective que les Requins Marteaux construisent l’exposition présentée à Périgueux.

En complément de l’exposition dédiée à Gilles Rochier, l’Agence culturelle  départementale Dordogne-Périgord a souhaité élargir la focale et présenter quelques autres auteurs de bande dessinée qui, comme lui, travaillent dans le champ de la « bande dessinée du réel ».
En partenariat avec La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, une exposition collective regroupe une sélection des travaux récents d’Edmond Baudoin, Etienne Davodeau, Emmanuel Guibert et Troub’s.
Adeptes du dessin sur le vif, fascinés par la description de la réalité qui les entourent, ces quatre-là témoignent chacun à leur manière de leur époque, avec une curiosité et une acuité remarquables.  Ils ont en commun l’empathie, l’humour, le goût des rencontres, du dessin sur le vif (même s’il est souvent repris pour inclure une continuité narrative). A la différence des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, ils revendiquent leur implication et leur regard subjectif sur le monde.

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FLASH INFO

Au temps des hérétiques
Nouvelle conférence proposée par Jean-François Gareyte, médiateur à l'Agence culturelle départementale.

5ème Rencontre interprofessionnelle Culture et Justice
les 21 avril à Mauzac et 6 mai à Monbazillac et Bergerac, 5ème Rencontre entre personnels pénitentiaires et acteurs culturels du département. Date limite d'inscription : le 16 mars 2020.