Trois auteurs portent à la scène différents visages du monde. Ils se sont déplacés d’un continent à l’autre afin d’avancer ensemble et ont fait mûrir leurs écritures au contact des réalités qu’ils traversaient. Ils sont allés écouter les adolescents et ont filmé les paysages de leurs quotidiens. Ces films sont devenus la matière scénographique de la pièce qui fait se croiser et cohabiter des histoires enracinées chacune dans un lieu, un paysage, une langue.
Trois voix intriquées, entremêlées, tissées, comme le sont de plus en plus les destins des êtres humains vivant aujourd’hui, offrent un panorama d’où découvrir la vision que ces jeunes ont de leur monde globalisé.

Ces trois histoires se déroulent en même temps dans le monde. Quel lien secret les unit ?

"Près de Bordeaux, Norma digère mal le déplacement rural entrainé par la rupture de ses parents.
À sa première journée en pensionnat, elle écrase un scarabée. Mais est-ce bien un scarabée ?"

"À Montréal, Mimi écrit sa série en dix épisodes. Elle veut un travail. De l’argent. Pour vivre le confort et la démesure de la société nordaméricaine.
Une voisine lui propose de garder son chien. Mimi n’aime pas les animaux. Enfin, c’est ce qu’elle croyait."

"À Yaoundé, un jeune homme est vendeur de bananes au carrefour. Il regarde la fille de l’heure dont il rêve depuis longtemps,
la fille de l’heure dont il connait l’histoire. Il sait ce qu’elle attend et il attend lui aussi le moment pour aller vers elle."



Spectacle proposé dans le cadre du programme Tandems : la culture par et pour les séniors

Le clown Paquita vient chaleureusement à la rencontre de tous ceux qui le désirent avec un chant, un poème ou des petites histoires. Il propose de partager, à domicile ou dans un lieu convivial, un instant d’intimité autour de la vie et du temps qui passe. Un p’tit coin paradis, c’est être là avec l’autre, et savourer le fait d’être ensemble.

Réflexion sur notre appartenance culturelle, le spectacle de la compagnie Lilo met en scène une jeune femme qui ne peut se résoudre à faire un choix entre ses deux identités.
Auteur et comédienne installée en Dordogne, proche du milieu occitan mais pas suffisamment "occitane" pour en revendiquer l'identité, Emilie Esquérré imagine un récit qui lui ressemble. Elle incarne au plateau Irène, jeune femme ballotée entre deux cultures qui s’imbriquent l’une dans l’autre de manière inextricable.Pour alimenter ce spectacle, la comédienne et son équipe artistique se sont inspirées de la collecte occitane entreprise auprès des locuteurs du département. Cette immersion lui a permis d’interroger les défis soulevés par sa double appartenance.
Accompagnée par Frédéric El Kaïm, écrivain et metteur en scène, Laurent Labadie, comédien et locuteur occitan, Franck Cantereau vidéaste, elle fait partager au public cette quête identitaire, prétexte à nous interroger sur nos propres racines culturelles.


A l’intérieur de son monde clos, Louise réinvente sa vie, donne corps à ses rêveries et se confronte à ses démons. Louise crée, forme et transforme.
Elle déchire ce qui l’émeut, assemble les morceaux d’histoires réelles ou fantasmées et façonne un chemin de laine et de liens à l’image de sa vie.
Louise s’exalte en empruntant la chair de ses partenaires de jeu, des pommes au coeur fragile, et les emmitoufle pour les protéger à jamais. Louise n’est ni seule, ni immobile. Parfois elle s’emmêle, surtout lorsque les autres s’en mêlent. Elle et Elles. Elle est Elles. Se battre, se réconcilier ou peut-être juste s’accepter…

Quand les nouvelles règles d’une société semblent s’éloigner du juste, il faut faire acte de résistance, et parfois, comme Alice et Max, savoir désobéir. Mon prof est un troll est un regard d’enfants posé sur la question de l’injustice, de la lâcheté, du totalitarisme.
Aucune morale, aucun fondement éthique, juste le regard de deux enfants sur une société complexe.
Le metteur en scène, Baptiste Guiton, s’amuse avec ce conte choral, un théâtre où l’on aime se faire peur, pour mieux déjouer la réalité.

Persée est né des amours étranges de la mortelle Danaé et du dieu Zeus : il est donc un demi-dieu. Mais un oracle a prédit qu’il tuerait son grand-père, aussi commence-t-il sa vie en exil, pauvre et sans droit. Il conquerra son titre de héros en allant traquer la dangereuse Gorgone Méduse, dont il coupera la tête pour l’offrir à son roi. Mais sa quête réserve d’autres surprises...

 En sept tableaux et deux comédiens (avec pour seul accessoire un tas de tissus), le metteur en scène Laurent Rogero s’empare de tous ces personnages – dieux cruels et pathétiques, humains malmenés, monstres à abattre - qui, par la magie du théâtre, deviennent tout à coup des figures modernes et familières, et nous entraînent dans une folle et joyeuse épopée.
A recommander aux enfants en quête d’aventures et aux parents en quête de sens. Ou l’inverse.

 

Symphonie pour une plume pour 43 musiciens et un comédien s’inspirait d’un texte théâtral de Sandrine Roche, Marc-Antoine Cyr, Sylvain Levez, Catherine Verlaguet et Philippe Gauthier, aboutissement d’une résidence d’écriture au Très Tôt théâtre, Scène conventionnée jeunes publics à Quimper.
L’oeuvre née du concept d’ami imaginaire prenait également place dans le cadre de la résidence du compositeur Benoît Menut avec deux classes élémentaires et les deux conservatoires de Rennes et Quimper.
Avec son mélange intime du texte et de la musique, cette pièce s’inscrit au coeur même du travail de Benoît Menut, fondé sur l’interaction entre littérature et création musicale.
Florence Lavaud qui en a réalisé le livret et la mise en scène, choisit d’adapter ce projet au territoire de la Dordogne en associant les adolescents au processus de création et en faisant appel aux arts numériques et notamment au créateur sonore, François Weber, qui travaille à ses côtés depuis des années. « Tout au long de la création de Symphonie pour une plume, je lui ai demandé d‘être le témoin, le photographe sonore de ce projet, de capter les paroles du compositeur, du metteur en scène, des musiciens, du comédien, et aller à la rencontre de
l’état créatif. »
Pour Echo à une symphonie, notre travail a été de déplacer le point de vue. Ne pas faire un simple reportage sur une création, ni de diffuser la totalité de l’oeuvre musicale mais inventer ensemble un nouvel objet axé sur les arts numériques qui laisse le son raconter une histoire, invitant le public à vivre une expérience d’écoute différente ». Ce dispositif itinérant a vocation à être diffusé au plus grand nombre dans les lieux les moins conventionnels.

Cette comédie se révèle à la fois burlesque et tragique, éminemment ironique mais aussi profondément noire, parce qu’elle utilise à merveille les mécanismes de l’humour et de la dérision pour dénoncer l’obscurité de l’individu
La mise en scène d’Alpenstock signée Julien Duval est saisissante.
Le trio fou femme-mari-amant est joué à toute allure et nous emmène crescendo dans un tourbillon cartoonesque, sexuel et meurtrier servi par une mécanique du rire d’une précision diabolique.

En proposant cette libre et très belle adaptation de la célèbre pièce d’Edmond Rostand, la compagnie invite les plus jeunes à découvrir Cyrano sous un nouveau jour, et avec beaucoup d’humour.
Cyrano avait un gros nez. Il était amoureux de sa cousine Roxane mais il n’osait le lui avouer à cause de sa disgrâce. Heureusement, Cyrano était poète…
Influencée par les célèbres dessins de l’illustratrice Rebecca Dautremer, la compagnie basque transpose l’histoire de Cyrano au Japon, à l’époque médiévale.
La mise en scène et les sublimes décors font de cette pièce un véritable petit bijou.
Les trois jeunes comédiennes redoublent de talent pour interpréter tour à tour, grâce à un jeu de masques, Cyrano, Christian et Roxane...

Samuel et Hafiz viennent de perdre leurs parents. Jeunes orphelins, vivant dans le pavillon d’une banlieue ordinaire, ils se préoccupent des affaires familiales, de l’enterrement et du choix du cercueil. Témoins d’une jeunesse non dorée, ils parlent comme ils peuvent d’héritage, de déterminisme, et de radicalisation. De pizzas et de foot aussi. Il y a la fille aînée dans le rôle d’arbitre et ses trois frères cadets au caractère bien trempé…Quatre jeunes adultes se posant la question de rester ou de quitter ce territoire gangrené par l’urbanisation sauvage et le salafisme ambiant.
Avec honnêteté, humour, quelques incursions musicales, les quatre comédiens restituent avec talent ce microcosme et ouvrent des perspectives de réflexion sur le monde qui nous entoure.
Écrit en 2013 et mis en scène en 2016 par Baptiste Amann, le texte met en exergue les enjeux qui traversent la France d’aujourd’hui. Le premier volet d’une trilogie qui s’articule autour d’une inquiétude personnelle de l’auteur : quelle révolution connaîtra le XXIème siècle ?
Ce texte a reçu le prix Bernard-Marie Koltès des lycéens, initié par le Théâtre National de Strasbourg (2017).

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Un mardi, une œuvre

Chaque mardi à 16h45 à l'Espace culturel François Mitterrand, en lien avec le programme d’exposition, des ateliers arts visuels de 45 minutes sont proposés aux enfants à partir de 5 an

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