Spectacle pour les 11 - 18 ans | 50 min

Lucie, 17 ans, raconte les deux jours troublants qu’elle vient de vivre.
Venue de Paris pour l’enterrement de son arrière-grand-père dans un petit village de Dordogne, elle découvre l’engagement dans la résistance de son aïeul pendant la guerre, au même âge que le sien, et l’existence d’une autre Lucie, son premier amour.
Autant d’événements qui entrent en résonance avec le monde actuel, les résistances des peuples. Tous ces échos l’aideront à éclore et sortir de l’adolescence les yeux grand ouverts.
Françoise Du Chaxel signe ici un texte qui dépasse le devoir de mémoire. Il est le témoignage vivant que la lutte n’a ni âge ni frontière.




Théâtre à partir de 12 ans

Aiat Fayez, écrivain et dramaturge, propose une plongée dans les coulisses de l’OFPRA, l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides où se joue chaque jour le destin des demandeurs d’asile arrivés en France pour échapper au pire.
Cette pièce intimiste et documentaire nous confronte à la difficulté de faire émerger une parole au cœur de la mécanique administrative et institutionnelle. Elle nous fait pénétrer ces lieux d’attente et de craintes mêlées, où il est question de vie et de mort, de vérité et de mensonge, de pouvoir et d’impuissance, de langages et de visions du monde. Le spectacle traite avec finesse et sensibilité de notre rapport à l’altérité, à l’hospitalité et finalement interroge chacun dans sa propre humanité.

La compagnie : Mathieu Roy, metteur en scène, est directeur artistique de la Maison Maria Casares à Alloue, lieu de résidence dédié à la jeune création théâtrale.

Trois auteurs portent à la scène différents visages du monde. Ils se sont déplacés d’un continent à l’autre afin d’avancer ensemble et ont fait mûrir leurs écritures au contact des réalités qu’ils traversaient. Ils sont allés écouter les adolescents et ont filmé les paysages de leurs quotidiens. Ces films sont devenus la matière scénographique de la pièce qui fait se croiser et cohabiter des histoires enracinées chacune dans un lieu, un paysage, une langue.
Trois voix intriquées, entremêlées, tissées, comme le sont de plus en plus les destins des êtres humains vivant aujourd’hui, offrent un panorama d’où découvrir la vision que ces jeunes ont de leur monde globalisé.

Ces trois histoires se déroulent en même temps dans le monde. Quel lien secret les unit ?

"Près de Bordeaux, Norma digère mal le déplacement rural entrainé par la rupture de ses parents.
À sa première journée en pensionnat, elle écrase un scarabée. Mais est-ce bien un scarabée ?"

"À Montréal, Mimi écrit sa série en dix épisodes. Elle veut un travail. De l’argent. Pour vivre le confort et la démesure de la société nordaméricaine.
Une voisine lui propose de garder son chien. Mimi n’aime pas les animaux. Enfin, c’est ce qu’elle croyait."

"À Yaoundé, un jeune homme est vendeur de bananes au carrefour. Il regarde la fille de l’heure dont il rêve depuis longtemps,
la fille de l’heure dont il connait l’histoire. Il sait ce qu’elle attend et il attend lui aussi le moment pour aller vers elle."



Spectacle proposé dans le cadre du programme Tandems : la culture par et pour les séniors

Le clown Paquita vient chaleureusement à la rencontre de tous ceux qui le désirent avec un chant, un poème ou des petites histoires. Il propose de partager, à domicile ou dans un lieu convivial, un instant d’intimité autour de la vie et du temps qui passe. Un p’tit coin paradis, c’est être là avec l’autre, et savourer le fait d’être ensemble.

Réflexion sur notre appartenance culturelle, le spectacle de la compagnie Lilo met en scène une jeune femme qui ne peut se résoudre à faire un choix entre ses deux identités.
Auteur et comédienne installée en Dordogne, proche du milieu occitan mais pas suffisamment "occitane" pour en revendiquer l'identité, Emilie Esquérré imagine un récit qui lui ressemble. Elle incarne au plateau Irène, jeune femme ballotée entre deux cultures qui s’imbriquent l’une dans l’autre de manière inextricable.Pour alimenter ce spectacle, la comédienne et son équipe artistique se sont inspirées de la collecte occitane entreprise auprès des locuteurs du département. Cette immersion lui a permis d’interroger les défis soulevés par sa double appartenance.
Accompagnée par Frédéric El Kaïm, écrivain et metteur en scène, Laurent Labadie, comédien et locuteur occitan, Franck Cantereau vidéaste, elle fait partager au public cette quête identitaire, prétexte à nous interroger sur nos propres racines culturelles.


A l’intérieur de son monde clos, Louise réinvente sa vie, donne corps à ses rêveries et se confronte à ses démons. Louise crée, forme et transforme.
Elle déchire ce qui l’émeut, assemble les morceaux d’histoires réelles ou fantasmées et façonne un chemin de laine et de liens à l’image de sa vie.
Louise s’exalte en empruntant la chair de ses partenaires de jeu, des pommes au coeur fragile, et les emmitoufle pour les protéger à jamais. Louise n’est ni seule, ni immobile. Parfois elle s’emmêle, surtout lorsque les autres s’en mêlent. Elle et Elles. Elle est Elles. Se battre, se réconcilier ou peut-être juste s’accepter…

Quand les nouvelles règles d’une société semblent s’éloigner du juste, il faut faire acte de résistance, et parfois, comme Alice et Max, savoir désobéir. Mon prof est un troll est un regard d’enfants posé sur la question de l’injustice, de la lâcheté, du totalitarisme.
Aucune morale, aucun fondement éthique, juste le regard de deux enfants sur une société complexe.
Le metteur en scène, Baptiste Guiton, s’amuse avec ce conte choral, un théâtre où l’on aime se faire peur, pour mieux déjouer la réalité.

Persée est né des amours étranges de la mortelle Danaé et du dieu Zeus : il est donc un demi-dieu. Mais un oracle a prédit qu’il tuerait son grand-père, aussi commence-t-il sa vie en exil, pauvre et sans droit. Il conquerra son titre de héros en allant traquer la dangereuse Gorgone Méduse, dont il coupera la tête pour l’offrir à son roi. Mais sa quête réserve d’autres surprises...

 En sept tableaux et deux comédiens (avec pour seul accessoire un tas de tissus), le metteur en scène Laurent Rogero s’empare de tous ces personnages – dieux cruels et pathétiques, humains malmenés, monstres à abattre - qui, par la magie du théâtre, deviennent tout à coup des figures modernes et familières, et nous entraînent dans une folle et joyeuse épopée.
A recommander aux enfants en quête d’aventures et aux parents en quête de sens. Ou l’inverse.

 

Symphonie pour une plume pour 43 musiciens et un comédien s’inspirait d’un texte théâtral de Sandrine Roche, Marc-Antoine Cyr, Sylvain Levez, Catherine Verlaguet et Philippe Gauthier, aboutissement d’une résidence d’écriture au Très Tôt théâtre, Scène conventionnée jeunes publics à Quimper.
L’oeuvre née du concept d’ami imaginaire prenait également place dans le cadre de la résidence du compositeur Benoît Menut avec deux classes élémentaires et les deux conservatoires de Rennes et Quimper.
Avec son mélange intime du texte et de la musique, cette pièce s’inscrit au coeur même du travail de Benoît Menut, fondé sur l’interaction entre littérature et création musicale.
Florence Lavaud qui en a réalisé le livret et la mise en scène, choisit d’adapter ce projet au territoire de la Dordogne en associant les adolescents au processus de création et en faisant appel aux arts numériques et notamment au créateur sonore, François Weber, qui travaille à ses côtés depuis des années. « Tout au long de la création de Symphonie pour une plume, je lui ai demandé d‘être le témoin, le photographe sonore de ce projet, de capter les paroles du compositeur, du metteur en scène, des musiciens, du comédien, et aller à la rencontre de
l’état créatif. »
Pour Echo à une symphonie, notre travail a été de déplacer le point de vue. Ne pas faire un simple reportage sur une création, ni de diffuser la totalité de l’oeuvre musicale mais inventer ensemble un nouvel objet axé sur les arts numériques qui laisse le son raconter une histoire, invitant le public à vivre une expérience d’écoute différente ». Ce dispositif itinérant a vocation à être diffusé au plus grand nombre dans les lieux les moins conventionnels.

Cette comédie se révèle à la fois burlesque et tragique, éminemment ironique mais aussi profondément noire, parce qu’elle utilise à merveille les mécanismes de l’humour et de la dérision pour dénoncer l’obscurité de l’individu
La mise en scène d’Alpenstock signée Julien Duval est saisissante.
Le trio fou femme-mari-amant est joué à toute allure et nous emmène crescendo dans un tourbillon cartoonesque, sexuel et meurtrier servi par une mécanique du rire d’une précision diabolique.

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FLASH INFO

Au temps des hérétiques
Nouvelle conférence proposée par Jean-François Gareyte, médiateur à l'Agence culturelle départementale.

5ème Rencontre interprofessionnelle Culture et Justice
les 21 avril à Mauzac et 6 mai à monbazillac et Bergerac : Deux temps de rencontres entre personnels pénitentiaires et acteurs culturels du département afin de découvrir le contexte professionnel et d'interroger la culture en milieu pénitentiaire. Date limite d'inscription : le 16 mars 2020.