Musicien basque, Kristof Hiriart insuffle à la Compagnie Lagunarte sa passion pour la création sonore,la tradition et l’improvisation, s’intéressant aux cultures musicales les plus diverses.
Inventif, il est à l’affût de tout ce qui nous surprend, nous trouble, nous émeut. MOKOFINA est un moment de plaisir, de jeu, d’exploration, d’imitation, d’expression, où la bouche devient l’instrument de musique le plus drôle, le plus varié, le plus précis, le plus accessible…
Au plus près du public, Kristof Hiriart expérimente le champ des possibles sonores de la bouche, avec ou sans accessoire et nous donne à partager une expérience sensorielle inédite.

Le pianiste Pierre-François Blanchard et la chanteuse Marion Rampal se sont croisés lors de workshops de Linda Wise, membre actif du Roy Hart Théâtre. Pas étonnant qu’ils en aient gardé le goût de l’aventure, de la liberté d’improvisation, et déploient une force d’expression qui va chercher au plus profond de leurs ressources intimes. Ils ont également en commun la passion du  jazz et de la langue française. Leur duo, Lost Art song, n’a rien de conventionnel et se plaît à faire sauter les frontières entre les genres. Son répertoire puise dans la mélodie française de Debussy, Fauré et Satie, emprunte à  Brigitte Fontaine, fait un détour par le Joséphine Baker, ressuscite Colette Magny et Corinne Marchand ou revisite des chants du Mississipi. Une odyssée singulière dans l’univers de la voix peuplé de pépites et de surprises étonnantes.

 

Un matin sur un vide grenier, deux curieux brocanteurs tentent de se débarrasser du bazar de la maison familiale. Ces vendeurs hors-pair cherchent acheteurs pour leur multitude d'objets fantasques et farfelus. Ils présentent, ils commentent, ils actionnent les trésors d'inventions confectionnés à l'aide d'objets du quotidien
et de matériaux de récupération.
Au fil du spectacle, les objets se transforment en instruments, les camelots en chefs d'orchestres et ce grand déballage forme bientôt un conservatoire imaginaire aux sonorités surprenantes et variées.
Poésie, sonate mécanique et autre ciné-concert au format super 8 seront ainsi proposés au public surpris de découvrir en ces brocanteurs de véritables virtuoses.

Trois femmes, trois voix, ancrées, timbrées, touchantes, aux percussions sonnantes et trébuchantes. Avec Toulouse comme point de rencontre, le trio chante haut et fort cette langue occitane du quotidien, véritable terrain de jeu vocal.
Mains et pieds claquent les rythmes de la danse. Les tambourins à cordes pyrénéens installent le bourdon percussif, brut et enveloppant, apportant au chant une pulsation vitale.
Forte de son ancrage, Cocanha chante une musique indigène dans la continuité de la création populaire. Elles font le pari d’explorer les variantes dialectales occitanes, poétiques et savoureuses.
Nourries par la transmission orale et des années de pratique, elles arrangent les mélodies et changent les paroles à leur guise, façonnant un répertoire qui leur ressemble.